Actualités 2016

Année 2016 :

Dédicace de Philippe Prudhomme le 12 novembre 2016

Philippe Prudhomme dédicacera son nouveau livre sur Louis Antoine de Bougainville au salon du livre de Tahiti samedi 12 novembre au stand de la librairie Odyssey.


Tahiti infos du 6 octobre 2016 :  Le bâtiment multi-missions Bougainville en route pour Papeete

Le Bougainville, deuxième bâtiment multi-missions (B2M) d'une série de quatre conçus pour l'Outre-mer, a quitté Brest jeudi sous un grand soleil pour Papeete, où il effectuera des missions de surveillance des intérêts français et d'assistance aux populations.

Le tout nouveau navire, attendu en Polynésie française le 16 décembre, couvrira une zone de cinq millions de kilomètres carrés dans la Zone économique exclusive (ZEE) française, soit une superficie dix fois supérieure à celle de la France métropolitaine.

"Ce bateau va essentiellement faire des missions de souveraineté en Polynésie française", a expliqué à l'AFP le commandant du Bougainville, le capitaine de corvette Sébastien Fajon, juste avant l'appareillage du navire, soulignant qu'il allait "renforcer un dispositif déjà existant".

Armé par deux équipages de 23 marins, qui permutent tous les quatre mois, le navire pourra réaliser plus de 200 jours de mer par an, contre une moyenne de 100 habituellement pour les bâtiments de la Marine.

Entérinés par la loi de programmation militaire de 2013, les B2M sont des fleurons de la Marine qu'elle qualifie de "couteaux suisses".

Adaptés aux normes civiles aussi bien qu'aux exigences militaires, ils sont équipés de deux mitrailleuses de 12,7 mm, d'embarcations rapides et peuvent embarquer des commandos. Longs de 65 mètres, ils disposent de six niveaux et d'une vaste plage arrière de 300 m2 de surface.

Construits par Kership, la co-entreprise créée par le chantier naval breton Piriou et DCNS, ils remplacent progressivement des bâtiments en fin de vie, comme le remorqueur Revi dans le cas du Bougainville.

Le D'Entrecasteaux, premier de la série des B2M, est depuis le 29 juillet basé à Nouméa. Le troisième navire de cette série, le Champlain, a été mis à l'eau en août et ralliera la Réunion en 2017.

Le Premier ministre Manuel Valls a confirmé vendredi, lors d'une visite au chantier naval Piriou à Concarneau (Finistère), la commande "avant la fin de l'année" d'un quatrième B2M, destiné aux Antilles.

Ces bâtiments constitueront l'épine dorsale des forces navales de souveraineté en Outre-mer.



Tahiti today du 20 septembrer 2016 : le B2M "Bougainville" bientôt opérationnel arrivera à Tahiti avant la fin de l'année

La Direction générale de l’armement a réceptionné le 16 septembre 2016 le « Bougainville », deuxième bâtiment multi-missions (B2M). Ce nouveau bâtiment de la marine nationale rejoindra prochainement son port d’attache de Papeete en Polynésie.

"Trois bâtiments multi-missions ont été commandés par la DGA le 30 décembre 2013 à la société Kership, codétenue par les industriels Piriou et DCNS. Le premier B2M, réceptionné le 25 mars 2016, a rejoint le 29 juillet son port d’attache de Nouméa en Nouvelle-Calédonie. Le troisième B2M est destiné à opérer depuis la Réunion. Au vu des capacités exceptionnelles de ce navire, véritable « couteau suisse » de la Marine Nationale, Jean-Yves le Drian a décidé, au titre de l’actualisation de la loi de programmation militaire, de commander un quatrième navire, destiné aux Antilles.

Les B2M sont des bâtiments destinés à assurer les missions de souveraineté outre-mer : présence, surveillance et protection des intérêts français dans les zones économiques exclusives, soutien logistique et sauvegarde et assistance au profit des populations, notamment en cas de catastrophe naturelle. Armés par deux équipages de 20 marins et d’un déplacement d’environ 2300 tonnes en charge, les B2M peuvent atteindre une vitesse de 13 nœuds. Les B2M sont dotés d’une capacité de soutien logistique accrue (grue, véhicules, conteneurs) et peuvent transporter, en plus de l’équipage, jusqu’à 17 personnes. Ils permettent d’effectuer des missions de 30 jours sans ravitaillement et seront en mesure de naviguer 200 jours par an."


Vidéo de Fenua Tonight du 15 septembre 2016 :

 

La Dépêche La Dépêche de Tahiti du 5 septembre 2016 :  Dédicace de Bougainville, le flamboyant chevalier des Mers du Sud :
Déjà auteur de plusieurs livres consacrés à Louis-Antoine de Bougainville, sous forme de romans ou d'essais, Philippe Prudhomme récidive avec une version enrichie de la biographie qu'il avait écrite en 2011 sous le titre Le Mystère Bougainville, à l'occasion du bicentenaire de sa mort.

Bougainville continue d'embrasser l'imagination par ses exploits extraordinaires aux allures rocambolesques

A la tête - de 1766 à 1769 - de la première circumnavigation officielle française, Bougainville est le deuxième européen à avoir "découvert" Tahiti, un an après Walis et un an avant Cook. Sa description d'un voyage autour du monde est sans doute le premier texte à être à l'origine du mythe du "paradis polynésien".

L'expédition qu'il dirigeait représente aussi une première en ce qu'elle fut l'occasion du premier tour du monde réalisé par une femme. Celle-ci Jeanne Barré, s'était fait passer pour le valet du botaniste Commerson, savant officiel de l'expédition (on lui doit la désignation de la Bougainvillée. Bougainville embarque également à son bord, lors de son voyage de retour, le premier Tahitien à découvrir l'Europe : Ahuoturu, un ari’i de Hitia’a.  De cette aventure, Philippe Prudhomme a d'ailleurs tiré deux romans, Complément au voyage de Bougainville et la Malédiction de la tortue. Le nouvel opus de cette biographie vient de paraître sous le nom de Bougainville, le flamboyant chevalier des Mers du Sud. Edité à compte d'auteur et imprimé localement par Fast-print/STP, Multipresse. Cet ouvrage de 420 pages est illustré de nombreuses photos de tableaux d'époque, de dessins, et de plans que l'auteur a su retrouver lors de ses voyages en métropole, au contact des descendants du siècle des Lumières : un officier qui servit successivement la marine française sous Louis XV, Louis XVI , la Révolution et l'Empire.

"Cette odyssée de Bougainville était si belle, elle a eu tant de répercussions", explique l'auteur, "qu'elle méritait d'être illustrée. Ce qui m'a donné l'occasion d'apporter quelques corrections, d'améliorer le livre et de développer des facettes méconnues même des spécialistes".
 
Philippe Prudhomme explique ainsi avoir fait une découverte psychologique concernant la personnalité de Bougainville qui expliquerait sa vie aventureuse autant que ses qualités d'écrivain.

Son parcours est, en effet, celui d'un homme issu de la classe bourgeoise qui, au travers d'une ascension sociale peu banale, a fini sa vie comme comte d'Empire, sous Napoléon.
 
L'ouvrage, que Philippe Prudhomme a dédicacé, samedi dernier à la librairie Odyssée est disponible depuis à la vente. Les passionnés pourront aussi trouver des informations complémentaires et mieux connaitre ses recherches sur son site internet : lesamisdebougainville.wifeo.com
 

Philippe Prudhomme a dédicacé son ouvrage samedi dernier au matin en ville.

Historien et auteur de polars
 
Historien de formation et enseignant à la retraite, Philippe Prudhomme est aussi l'auteur de romans policiers qui ont pour cadre Tahiti et la Polynésie. On lui doit notamment : On rit jaune à Tahiti (Ed. Haere'po 2010 - Prix des étudiants de l'Université de la Polynésie), Chienne de vie à Tahiti (Amazon Kindle) et Icecrime à Tahiti (Amazon Kindle).


Tahiti Today, Christine Bourne du 3 septembre 2016 :
Samedi 3 septembre chez Odyssey, Philippe Prud'homme, auteur connu et talentueux, dédicace son nouveau livre (420 p) sur Bougainville de 9h. à 12 h.

Pour une évasion, c'est une grande évasion que ce livre sur Bougainville écrit par le romancier documentaliste Philippe Prudhomme, professeur d'Histoire et de Lettres, diplômé de la Sorbonne. il se lit avec un intérêt croissant comme un roman d'aventures. On voit bien que l'auteur est passionné par l'homme qu'a été Bougainville qu'il appelle le "chevalier des mers du sud" au fil des pages. Mais passionné je le suis devenue aussi. Son histoire nous prend et ne nous lâche plus. Il est vrai qu'il concentre, ce Bougainville que je découvre, tout ce que j'aime, que nous aimons "homme d'action, avocat, savant, mousquetaire, espion, navigateur, écrivain et grand défenseur des droits de l'homme". Un conseil, lisez le, vous ne le lâcherez plus jusqu'à la dernière page.

Cette nouvelle parution est illustrée (en couleurs) de documents personnels récents ou inédits qui a été pour lui un enchantement à relater et qu'apprécieront ses lecteurs toujours nombreux.

 
 
 


Tahiti-infos.com du 1er avril 2016 : Petites histoires du Parc Bougainville :

Découvrez avec Tahiti Heritage l’histoire du Parc Bougainville, cet havre de paix du centre-ville de Papeete, dominé par un majestueux autera’a et traversé par le petit ruisseau Pape’ete provenant du bain de la reine.

Plantés en 1845 par le docteur Johnstone, d’immenses Marumaru ombrageaient ce parc où se trouvaient réunis de nombreux bâtiments administratifs : le magasin général militaire, la direction du Port, la Poste et le service des Douanes et de l’Hygiène. Le cyclone de février 1906 détruisit presque tous les bâtiments. L’hôtel des Postes, démolie et reconstruite à plusieurs reprises, est le seul bâtiment administratif qui subsiste encore sur cette place publique.

Par le passé, la place publique, inaugurée en juillet 1934, s’appelait en réalité place Albert 1er, en hommage au troisième roi des Belges (1875-1934), symbole de la lutte contre l’Allemagne pendant la première guerre mondiale. Ce n’est qu’en avril 1968, avec l’installation du buste en bronze du navigateur Bougainville dans le parc, que les habitants lui donnèrent le nom du célèbre navigateur. La même année cependant - et afin d’éviter tout Incident diplomatique avec la Belgique - les membres du conseil municipal de Papeete décidèrent par un arrêté en date du 28 novembre 1968 de rebaptiser à nouveau le parc, « Place Albert 1er ». Malgré cette précaution, les habitants continuèrent et continuent encore à l’appeler « parc Bougainville ». Ce n’est qu’en 2005, que le parc est officiellement baptisé « Bougainville », plus personne ne sachant qui était Albert 1er.

Au milieu du parc, trône le buste du navigateur français Bougainville flanqué de deux canons à pivot. Le premier, du côté de l’hôtel des Postes provient du Seeadler, un navire corsaire allemand de la Première Guerre mondiale. L’autre canon faisait partie de l’armement de la canonnière la Zélée en 1914. Le parc Bougainville a été réaménagé en 2003, avec un beau fare potée, des tables, des bancs et avec un espace de jeux pour les tous petits pour rendre ce lieu beaucoup plus convivial, mais malheureusement en augmentant les surfaces bétonnées au détriment de la verdure. Des manifestations y sont régulièrement organisées, pour les ados le mercredi après-midi et pour les touristes comme ces fameux Mahana pae qui se sont tenus chaque dernier vendredi du mois jusqu’en février 2015.

Ce parc mériterait un petit relooking, en regarnissant les pelouses pelées, en apportant plus de fleurs colorées au massifs dégarnies et surtout en réinstallant le parc à jeux des petits-enfants. Il serait également intéressant de réserver l’allée latérale aux jeunes enfants pour s’initier au vélo et au skate.

Le lavoir public

Sur le côté Ouest du parc Bougainville, du côté de la Marine, le long de la rivière Pape’ete se trouvaient de 1900 à 1968 un lavoir où l’on voyait les matelots des goélettes amarrées sur le quai non loin de là. Ils venaient y faire leur lessive à l’eau douce, après de longues traversées. Les grilles servaient alors de corde à linge pour des kyrielles de pantalons retournés, coutures en dehors, ou des chemisettes rayées qui y séchaient au soleil des tropiques.
 

 
 

Buste de Bougainville

Louis Antoine de Bougainville s’embarque en 1766, en compagnie de naturalistes, dessinateurs et astronomes, pour un voyage autour du monde. Arrivé en avril 1768 à bord de la frégate La Boudeuse, il est le premier navigateur français à débarquer à Tahiti, juste quelques mois après l’explorateur anglais Wallis. Après une traversée triste et monotone, Bougainville est tellement ébloui par les paysages et l’accueil de des habitants de Tahiti qu’il surnomma l’île Nouvelle-Cythère, du nom d’une île grecque dont les habitants, jadis, vouaient un culte particulier à Aphrodite, la déesse de l’amour.

Son escale à Tahiti n’aura duré qu’une dizaine de jours, mais le récit qu’il en fit dans son livre « Voyages autour du monde » publié en mai 1771, contribua fortement à créer le mythe du paradis polynésien. Avec un véritable don d'écrivain, il transforme son journal de bord en un récit vivant ou l’on retrouve, dans un paysage d'Éden, toutes les caractéristiques dont les philosophes avaient pourvu les «bons sauvages» : beauté, simplicité de l'existence, absence de pudeur et de propriété.

Le buste en bronze de Bougainville a été érigé le 14 juillet 1909 sur le quai en face du bâtiment de la Marine. Il a été offert par la Société Géographique de Paris en hommage à ce grand passionné de sciences. Ce n’est qu’en avril 1968, lors des travaux d’aménagement du quai que le buste en bronze de Bougainville fût transféré Place Albert 1er, l’actuel Parc Bougainville.
 
L'inauguration du buste en 1909
 
Le capitaine Von Luckner devant son canon, parc Bougainvile en 1937

Le corsaire allemand Seeadler

Le canon du parc Bougainville situé le plus près de la poste de Papeete appartenait au célèbre corsaire allemand Seeadler (Aigle de mer), commandé par le comte Von Félix Luckner, surnommé le diable de mer, qui joua un rôle important de pirate allemand dans le pacifique lors de la première guerre mondiale.

Le Seeadler était un quatre mat barque en acier de 83 m de longueur. Un voilier à l’allure paisible mais qui était doté d’un moteur diesel de 1200 chevaux, l’un des premiers au monde, ce qui lui permettait d’atteindre une vitesse de 9 nœuds. Les voiles restaient toutefois son moyen principal de propulsion. Il possédait deux canons de 105 mm, des mitrailleuses et un important stock de munitions ; le tout habilement dissimulé sous un chargement de bois.

Au début de l’année 1917, le Seeadler coula 14 navires alliés, sans faire aucune victime. Bien au contraire, il recueillit les équipages ennemis qu’il transféra par la suite à bord d’un bateau capturé pour qu’ils rejoignent Buenos-Aires. Après avoir doublé le cap Horn, le corsaire arrivait, au début de juin 1917, dans les régions fréquentées du Pacifique, et coulait successivement trois goélettes américaines. Après avoir écumé le Pacifique, le Seeadler coula à son tour, en 1917, drossé une vague de tsunami sur les récifs du petit atoll de Mopelia aux Iles sous le Vent.

Von Luckner et cinq marins réussirent à rallier les îles Fidji sur le canot du voilier mais ils furent capturés et transférés en Nouvelle Zélande. En décembre 1917, ils réussirent à s’évader en canot et prennent à l’abordage un voilier. Mais ils sont bombardés par un croiseur anglais et sont une nouvelle fois capturés. Ils ne rentreront en Allemagne qu’après l’armistice en juillet 1919.

Von Luckner reviendra en yacht en Polynésie après la première guerre. Il disparu quelques jours en laissant son équipage à Papeete. De retour en Allemagne, il restaura à grand frais le château familial. Aurait-il récupéré son trésor caché à Mopelia ?
 
Le corsaire allemand Seeadler

La canonnière La Zélée

Le canon situé à la gauche du buste de Bougainville, parc Bougainville à Papeete, provient de La Zélée, une canonnière de la marine française, basée dans le Pacifique. Elle était commandée par le lieutenant de vaisseau maxime Destremau en 1914, au début de la première guerre mondiale.

A l’annonce de la déclaration de la guerre, Destremau, sachant qu’il ne pourrait s’opposer efficacement à de grosses unités allemandes fait installer à terre les canons du bord. Le 22 septembre 1914, deux croiseurs allemands, le Gneisenau et le Scharnhorst, dirigés par l’amiral Allemand Von Spee, qui venaient de la station allemande de Tsing-Tao en Chine s’approchent de Papeete décidés à se ravitailler en vivres et charbon aux frais de la ville de Papeete Le Commandant Destremau fait sauter les balises du port et met le feu au dépôt de charbon qui se trouvait dans l’enceinte de la Marine, près du parc Bougainville pour les empêcher de s’approvisionner.

Destremau prépare le sabotage de son bâtiment en vue d’obstruer l’entrée du port. Devant cette résistance inattendue, les croiseurs allemands bombardent Papeete et coulent la Zélée, avant même que l’on ait eu le temps de la positionner en travers de la passe. Elle était encore à quai devant l’office du Tourisme actuel a coté d’un vapeur allemand qu’elle avait capturé une semaine plus tôt. Des obus occasionnent un violent incendie dans le centre de Papeete et tout le quartier commercial entre le front de mer et la cathédrale, de la maison Donald à l’immeuble Laguesse, est entièrement détruit. Voyant s’élever l’énorme nuage de fumée sombre, l’amiral allemand comprend que le seul butin qu’il convoite lui avait échappé. Il poursuit sa route jusqu’aux îles Falkland, où les deux croiseurs sont coulés.

Quelques restes de l’épave de la Zélée recouverts de corail reposent au fond de l’océan près de la digue du port de Papeete et l’un des canons trône désormais Parc Bougainville en souvenir de cet héroïque épisode.
 
La Zélée, en rade de Papeete

Le Bougainvillier

C'est surtout grâce à une fleur que le nom de Bougainville est resté populaire : tout le monde connaît en effet la bougainvillée, baptisée ainsi en son honneur par le naturaliste Philibert Commerson.

Cette plante indigène des côtes du Brésil, a été découverte en 1768 à Rio de Janeiro par le naturaliste français Philibert Commerson lors de l’expédition autour du monde dirigée par Bougainville. Commerson nommera cette plante bougainvillea en hommage à son commandant Bougainville. En français son nom s’écrit indépendamment, bougainvillée au féminin ou bougainvillier au masculin. Dans le langage des fleurs, elle deviendra synonyme d’aventures.

Le Bougainvillier fut introduit à Tahiti quelques années plus tard, en 1845, par le médecin anglais Francis Johnstone et une seconde fois en 1874 par le botaniste Ernest Butteaud.
 


Lettre d'information du 19 mars 2016 :
Ce début d’année 2016 a été un peu plus actif que l’année passée et nous adressons un amical salut à tous ceux qui, à travers le monde et à Tahiti, nous soutiennent et continuent ainsi par leur intérêt à honorer la mémoire d’un héros admirable et méconnu de notre passé.

A la recherche des ancres de la Boudeuse et de l’Etoile
L’expédition archéologique initiée sous l’égide de l’Association a rencontré une adhésion remarquable autour d’elle et notre président a pu fédérer sur ce projet une synergie de grande qualité. Nous profitons de cet article pour remercier tous les services qui ont concouru au succès de cette première semaine de prospection dans le lagon d’ Hitiaa’a à Tahiti.

Remerciements
Ils s’adressent particulièrement à tous ceux qui nous ont apporté leur précieux concours.
Notamment à l’Amiral Morio de l’Isle, aux services de la Marine nationale et à ceux du SHOM sans le concours logistique et financier desquels ces recherches n’auraient pu voir le jour.
Au capitaine Régis Coindet et à Vincent Lamarre directeur du groupe océanographique du Pacifique
A tous leurs collaborateurs Jean-Marie, Erwann…pour leur dévouement et leur efficacité sur ce projet de prospection archéologique maritime
A Monsieur Jacqui Drollet maire-délégué de Hitiaa o te Ra
Ainsi qu’aux services du Ministère de la Culture de la promotion des langues de la communication et de l’environnement pour leur accueil et leur autorisation d’effectuer ces prospections et vérifications
A Josiane Choulant responsable administrative de l’association des Amis de Bougainville
Antoine Nagy le webmaster du site lesamisdebougainville.wifeo.com

Sur Polynésie ère un Reportage exclusif sur cette semaine de recherche ensoleillée.
Merci aussi à toute l’équipe de RFO à Cybèle Plichart, à Vito et ses collègues.
Lien utile pour ce reportage
http://la1ere.francetvinfo.fr/polynesie/tahiti/les-ancres-de-bougainville-342173.html
A souligner que les résultats de cette investigation ne seront connus que dans plusieurs mois. A suivre…
Philippe Prudhomme, Président de l’Association des Amis de Bougainville, responsable scientifique. A Papeete le 19/03/2016

 
Vient de paraître Chez Bookelis
Le flamboyant chevalier des Mers du Sud : Philippe PRUDHOMME vient de publier une nouvelle biographie illustrée sur le fougueux Bougainville…
Louis-Antoine de Bougainville a été un grand séducteur et un homme d'action infatigable. Qu'on soit fasciné, intrigué ou qu'on le déteste, il n'en demeure pas moins le représentant le plus emblématique de l'esprit des Lumières. Mousquetaire, savant, écrivain, espion, homme d'influence, il fut fidèle à Louis XV, Louis XVI, courtisé par les Républicains et admiré par l'Empereur. Peu d'hommes de son temps ont si bien porté les valeurs qui ont fait la France. Honneur à sa mémoire et paix à son âme de preux chevalier des Mers du Sud. Bon vent sur les vagues de cette biographie. Une expédition palpitante à travers le globe dans le sillage éblouissant d'un étonnant voyageur de notre passé.
Informations : Nombre de pages : 416
Couverture : souple - carte couchée, Format : 14.8x21cm
Couleur : noir et blanc,Type papier : offset
Date de publication : 11/03/2016
Prix public : 14.9 €

 


Tahiti-infos.com du 22 janvier 2016 : Jeanne Baret : un “garçon” fut la 1re vahine popa’a à Tahiti
L’affaire Jeanne Baret, alias Jean Baré, aurait pu défrayer la chronique à l’époque où elle se déroula. Embarquée déguisée en garçon pour servir le botaniste Philibert Commerson, en réalité son compagnon depuis deux ans, elle risquait gros à une époque où les femmes étaient interdites sur les bateaux du roi.
Par la volonté du chef de l’expédition, Louis-Antoine de Bougainville, une relative discrétion entoura ce qui aurait pu être un beau scandale. Discrétion qui ne signifie pas absence de sanction, puisque le célèbre botaniste ne revit jamais la France, aimablement débarqué à l’île Maurice, avec son bien singulier valet…

Jeanne Baret a vu le jour le 27 juillet 1740, au cœur de la Bourgogne, près de la ville d’Autun. De sa jeunesse dans sa bourgade, Comelle, on sait qu’elle vécut humblement à la ferme, où elle aidait son père qui décéda en 1762. Jeanne avait 22 ans et pas d’argent ; elle présentait bien, était douce et volontaire. Un docteur veuf de 35 ans en fit la gouvernante de son fils, Archambaud. Le docteur en question n’était pas encore célèbre ; il s’appelait Philibert Commerson et se piquait de botanique, sa passion. Entre les deux jeunes adultes, le courant passa ; Commercon initia Jeanne à la botanique ; elle se montra intéressée, passionnée même, et prépara d’ailleurs les herbiers de celui qui devint vite plus que son employeur…

Les femmes interdites à bord
Il faut croire que le couple était efficace, puisque Louis XVI entendit parler de ce botaniste de qualité et le nomma à sa cour. En 1764, les amants s’installent à Paris, Commerson étant pressenti pour participer à une grande expédition d’exploration de la mer australe au service de Monsieur de Bougainville, dont il sera le médecin et botaniste. A cette époque, on était sûr de partir, mais on rentrait rarement. Commerson rédigea son testament et y indiqua qu’il était chargé “des observations sur les trois règnes de la nature dans tous les pays où les officiers me conduiront ; ainsi Dieu me soit en aide…”.
Depuis le 15 avril 1689, un décret du roi interdisait les femmes à bord des navires de la marine royale. Tout le monde le savait, y compris Commerson. Un manquement et ce serait une cour martiale et des années de prison. Malgré cet interdit absolu, le botaniste amoureux ne voulut pas renoncer à sa belle ; il décida de la grimer en garçon et de l’embarquer comme son valet. “Jean Baré”, portant les bagages du docteur Commerson, monta donc à bord de “L’Etoile”, l’un des deux navires de Bougainville, le 1er février 1767 à Rochefort…

“Larges fesses, poitrine élevée”
A bord, tout commence mal. Commerson a le mal de mer, et il est malade deux semaines, alité. Jeanne et lui disposent d’une cabine minuscule, surchargée de boites, de cages, de bagages prévu pour accueillir les collections du botaniste. Le “valet” joue à l’homme, multiplie les efforts physiques, parle aussi mal que les autres marins et soigne son maître, mais malgré cette comédie, le doute s’installe très vite dans l’équipage.
Le chirurgien du bord, Vivès, jaloux du statut “royal” de Commerson, n’est ni sourd (aux rumeurs) ni aveugle : il note que les attentions prodiguées au botaniste ne portent pas la signature d’un garçon. Jean est en effet aux petits soins pour son amant. “Tout annonçait en lui une femme : une petite taille, courte et grosse, de larges fesses, une poitrine élevée, une petite tête ronde, un visage garni de rousseur, une voix tendre et claire, une adroite dextérité et délicatesse…faisaient le portait d’une fille assez laide et assez mal faite.”

Un eunuque !
Le commandant du navire est obligé, face à cette polémique, de séparer Baret de Commerson. Jeanne rejoint l’équipage dans le gaillard d‘avant. Evidemment, les matelots font tout ce qu’ils peuvent pour vérifier de quel sexe est leur compagnon ; aculé, Jean finit par avouer “qu’il n’est nullement du sexe féminin, mais si fait de celui dans lequel le Grand Seigneur choisit les gardiens de son sérail.” En plus clair, il affirme être un eunuque !

La traversée jusqu’à Montevideo dure trois mois sans autres faits majeurs, si ce n’est le passage de l’équateur. L’usage veut que l’on prête serment, devant le « bonhomme » fabriqué à cette occasion, de “ne jamais baiser la femme d’aucun marin ni matelot absent.” Jeanne Baret et Philibert Commerson se soumettent alors de bonne grâce à ce rituel.

Après l’escale de Montevideo, “l’Etoile” et “la Boudeuse” poursuivent leur route vers le sud, s’arrêtent aux Malouines (que Bougainville doit restituer aux Espagnols) puis font voile jusqu’à Rio de Janeiro. Le plein de vivres effectué, les deux bateaux mettent le cap sur la Patagonie, où Commerson peut enfin herboriser avec son domestique.

Les soupçons sur Jeanne se sont un peu calmés, comme en atteste ce passage du journal de Bougainville : “comment reconnaître une femme dans cet infatigable Baret, botaniste déjà fort exercé que nous avons vu suivre son maître dans toutes ses herborisations et porter même, dans ses marches pénibles, les provisions de bouche, les armes et les cahiers de plantes avec un courage et une force qui lui ont valu le surnom de bête de somme ? »

Reconnue à Tahiti
Le froid de la Patagonie préserve, semble-t-il, Jeanne de l’intérêt trop pressant des matelots. Tout le monde est emmitouflé, et malgré la promiscuité, la présence de “l’eunuque” est entrée dans les moeurs et habitudes de l’équipage.
“La Boudeuse” et “l’Etoile” arrivent à Tahiti le 3 avril 1768, mais là, les choses vont de gâter. Vite ; très vite même. Le 4 avril, un Tahitien monte à bord, des pirogues entourent par dizaines les navires français, les premiers contacts sont chaleureux. Ravi de découvrir ces paysages somptueux, Commerson piaffe d’impatience. Il est pressé d’aller herboriser. Le 7 avril, il descend à terre, mais à peine a-t-il posé les pieds sur la plage qu’il se voit entouré d’une foule d’indigènes surexcités : pas par lui, mais par son valet, en qui les Tahitiens, plus futés que les marins français, ont immédiatement reconnu une femme, la première femme européenne qu’ils voient. Une minute plus tard, dans la cohue du débarquement, un Tahitien s’empare de Jeanne Baret et décide de filer avec elle pour “explorer” sa trouvaille ; ce n’est que grâce à l’intervention d’un officier armé que le hardi Roméo des îles est arrêté et que Jeanne est libérée. Tétanisée, elle doit regagner le bord où elle restera cantonnée le reste de l’escale, Commerson devant donc poursuivre sa tache seul et pour le moins dépité.

A l’œil, à l’odeur –plus qu’au parfum, après des mois de traversée, les Tahitiens n’avaient donc eu besoin que de quelques secondes pour démystifier le faux valet, la première “vahine popa’a” à avoir mis le pied à Tahiti. Evidemment, ils durent être singulièrement déçu par la qualité de la “femme blanche”, qui ressemblait tant à un garçon et qui devait sentir aussi mauvais. On imagine qu’à la vue de la pauvre fille, ils comprirent tout l’intérêt que les marins pouvaient porter aux vraies “vahine Tahiti”, minces (à l’époque !), belles, propres et parfumées…


Message pour la nouvelle année du 4 janvier 2016 :
Merci à tous les visiteurs de notre site qui suivent les aventures de Bougainville à travers l'espace et le temps. Que cette nouvelle année soit aussi chargée de bonne choses que le porte-conteneurs (le plus grand du monde) qui vient d'être lancé par la CMA-CGM.
 
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