Actualités 2011

Année 2011 :

L'Union.fr du 10 décembre 2011 : Philippe Prudhomme lève le voile sur Bougainville

Philippe Prudhomme vient d'achever un livre sur Antoine de Bougainville, un grand voyageur humaniste décédé le 31 août 1811. Il voue une véritable passion pour le XVIIIe siècle. 260 pages pour s'évader…

PROFESSEUR d'histoire-géographie tant à la Réunion qu'à Nouméa mais également en Seine-et-Marne à une époque, Philippe Prudhomme coule aujourd'hui une belle retraite à Tahiti.
Cet ancien Sorbonnard, voue une véritable passion pour le XVIIIe siècle et les grands voyageurs, navigateurs et explorateurs.
Aussi après avoir déjà écrit plusieurs ouvrages dont l'un sur les Nouvelles-Hébrides, l'auteur qui sera en séance de dédicace aujourd'hui au Mag Presse de Fagnières, invite le lecteur à découvrir ou redécouvrir l'incroyable parcours de Louis Antoine de Bougainville, et rend hommage à sa façon à l'humaniste décédé le 31 août 1811. Philippe Prudhomme a ainsi achevé un ouvrage très complet le 31 août dernier, le jour même du bicentenaire de la mort de Bougainville.
Si ce grand voyageur qui a marqué l'histoire, souffre aujourd'hui d'un déficit de notoriété, c'est pour cela qu'une association les Amis de Bougainville a été créée à Tahiti, c'est pour cela également que l'auteur a étudié avec finesse le parcours de cet explorateur pas comme les autres, afin d'en livrer aujourd'hui plus qu'une biographie qu'il présentera au public. L'un des plus grands mathématiciens de son temps à l'âge de 23 ans, avocat, militaire, secrétaire d'ambassade, ce grand serviteur de l'Etat se dévoile à travers les 260 pages rédigées par l'auteur.

Nom donné à la bougainvillée
Aide de camp au Canada, chargé de ramener les prisonniers Acadiens en France, cet humaniste avait de suite compris l'intérêt des Malouines, puisque capitaine de frégate, il file en 1763 vers ces îles pour y établir une colonie. Mais cinq ans plus tard, les Malouines seront restituées aux Espagnols sur ordre de Louis XV.
Au fil du récit très documenté, Philippe Prudhomme revient également sur le voyage autour du monde.
Accompagné d'un naturaliste, d'un dessinateur et d'un astronome, Bougainville monte une première exploration scientifique qui permettra entre autres à la géographie de l'Océanie de faire de grands progrès mais sa « Description d'un voyage autour du Monde » suscitera une réaction de Diderot qui publiera son « Supplément au voyage de Bougainville ».
Bougainville qui assista aux derniers moments de vie de Louis XV, fut l'un des protecteurs de Louis XVI. Après la Révolution, Napoléon et Talleyrand font appel à l'expérience de cet homme de devoir, loyal, qui quittera la capitale pour s'installer à Coutances (Manche) avant de mourir à 82 ans.


La dédicace se déroulera aujourd'hui au Mag Press de Centre-Ouest de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30.


Visite du Panthéon de Paris le 7 décembre 2011

Le 31 août 1811, à 11 heures du soir, au n°5 du passage des Petits-Pères (aujourd"hui rue de la Banque) à Paris, Louis-Antoine de Bougainville trépassait plus qu’octogénaire. Il eut les honneurs du Panthéon, et Lacepède, alors président du Sénat, prononça son panégyrique, le 5 septembre 1811.
Son corps repose dans le caveau III.

Louis Antoine de Bougainville
Comte de l'Empire, Vice-amrial,
Grand officier de la légion d'honneur,
Menbre de l'institut de France et du bureau des longitudes
Né à Paris département de la seine le XI novembre M DCC XXIX
Mort à Paris le I septembre M DCCC XI

Ladepeche.pf du 6 novembre 2011 : Ahutoru : premier Tahitien en Europe


Commémoration – Le 240e anniversaire de sa mort célébré aujourd’hui dimanche 6 novembre

La date du 31 août 2011 n’a pas dut grand-chose à la population polynésienne. Celle du 6 novembre 2011 pas plus. Et pourtant ! La première célébrait le 200e anniversaire de la mort de Bougainville, à l’origine de la renommée de Tahiti. La seconde est la date de la mort de Ahutoru, il y a 240 ans, le premier Tahitien à avoir mis le pied en Europe.

 
Ahutoru fut embarqué  « volontaire » à bord de l’un des navires de l’expédition française qui « découvrit » Tahiti en avril 1768, un an après l’Anglais Wallis. C’est lors de son retour vers fenua, en novembre 1771, qu’il trouva malheureusement la mort au large de l’île Maurice, à la suite d’une épidémie de variole. Il n’eut pas la chance, comme Mai (Omai) – qui accompagna Cook un an plus tard – de retrouver les siens.
 


L'auteur du roman biographique de Ahutoru,
Philippe Prudhomme, se tient davant la stèle qui a été installée par le service du Tourisme pour rappeler l'arrivée de Bougainville, en avril 1768

 
Un jeune arii originaire de Raiatea 
Probablement originaire de Raiatea, ce jeune arii vit à Hitia’a o te ra lorsqu’apparaissent, le 6 avril 1768, L’Etoile et La Boudeuse, en mer depuis trois mois après avoir quitté le détroit de Magellan. De nombreux hommes étant malades, le capitaine décide de mouiller aux abords de la première passe qui s’offre à lui. Située sur la côte orientale de Tahiti, cette petite baie encadrée de récifs n’est pas la plus sûre, et loin d’être aussi confortable que celle qui avait accueilli Wallis, un an plus tôt, et où mouillera Cook, l’année suivante, le Baie de Matavai. Mais, Bougainville n’a pas tellement le choix. Et la halte, malgré quelques incidents, permet heureusement aux équipages pouvant s’alimenter en nourriture fraîche, de se remettre du scorbut.
 
Mort de la variole avant son retour à Tahiti
Près d’un an plus tard, les deux navires arrivent à Saint-Malo, le 16 mars 1769 exactement, après bien des aventures. Ahutoru est du voyage. Le 30 avril, le Tahitien est présenté à Louis XV et à sa cour. Philippe Prudhomme relate l’épisode dans la biographie de Bougainville qu’il vient de publier et, de manière plus détaillée, dans le roman historique qu’il a consacré à l’aventure européenne de Ahutoru, « La Malédiction de la Tortue », la seule biographie de ce « héros » tahitien. Il rapporte aussi les conditions dans lesquelles s’est passé son voyage de retour, à bord d’un navire ayant appareillé pour l’océan Indien, en février 1770. Puis sa fin : une épidémie de variole faisant rage à l’île Maurice, Ahutoru n’étant pas « inoculé », comme l’on disait à l’époque, s’éteignit le 6 novembre 1771, à 9 heures du soir. A l’aube, après la prière des morts, son corps fut enveloppé dans une toile cousue et immergé chrétiennement et avec les honneurs de la marine royale devant Fort Dauphin. Son histoire, avec tous les détails de l’aventure, mérite d’être mieux connue des Polynésiens. Le livre est disponible en librairie et en ligne sur www.thebookedition.com

Lesnouvelles.pf du 17 octobre 2011 : Bougainville. Ses amis préparent le programme


Créée le 26 octobre 2009, l’association Les Amis de Bougainville, présidée par Philippe Prudhomme, a organisé samedi un déjeuner au centre de détente Moana de Arue. Cette manifestation a été l’occasion de rappeler les objectifs de l’association qui fête cette année le bicentenaire de l’explorateur. Les membres de cet organisme mettent en place tout au long de l’année de multiples manifestations afin de célébrer la mémoire de Bougainville, de favoriser la publication de toute recherche historique et archéologique et médiatiser tous les ouvrages publiés autour du voyage de Bougainville. Le déjeuner, placé sous l signe des manifestations et de présenter le programme des prochains rendez-vous.

Merci au photographe Werner Bringhold qui nous soutient

ParuVendu.pf du 26 septembre 2011 : "Le Mystère Bougainville"


C'est à une sacrée belle balade dans l'Histoire, la grande et la petite, que nous convie aujourd'hui Philippe Prudhomme, qui vient d'écrire et de publier la première biographie, intitulée "Le Mystère Bougainville" (titre en forme de clin d'œil au "mystère La Pérouse", pour les océanistes...)

Bougainville, héros de son siècle, est aujourd'hui surtout connu pour l'arbuste sarmenteux portant son nom (le bougainvillier, sur lequel fleurit la bougainvillée) et accessoirement par son récit de voyage autour du monde, au cours duquel, au terme d'une brève escale de 10 jours à peine naquit le mythe de "La Nouvelle Cythère", à propos de Tahiti.

Avril 1768 : naissance du "paradis"
Bougainville, avec ses deux navires, séjourna à Tahiti du 6 au 15 avril 1768, après avoir manqué l'ile de Pâques et évité les Tuamotu.
Son équipage, malade et fatigué incita le navigateur à jeter l'ancre dans la première baie à Hitia'a. Emplacement peu propice à un long séjour.
Mais de ces quelques jours naîtront une quarantaine de pages décisives pour notre territoire dans son livre, "Voyage autour du monde entrepris par la frégates La Boudeuse et la flûte L'Etoile de 1766 à 1769", un best-seller à l'époque. Tahiti, rebaptisée "La Nouvelle Cythère", passa du statut d'ile parmi tant d'autres dans le Pacifique à celui de mythe... 

Un homme éclairé et curieux
Humaniste, explorateur, scientifique et érudit, Bougainville n'avait pas un esprit de colonisateur. S'il rendit les Malouines à la France, son tour du monde 1766 à 1769 était d’abord celui d'un homme éclairé et curieux, désireux de témoigner et non d'imposer. Ce que l'on sait moins, c'est tout le reste de cette longue vie qui fut la sienne, à travers la monarchie et ses derniers soubresauts, la Révolution française et l'Empire, qui le conduisit au Panthéon. Bougainville est mort le 31 aout 1811 et, c'est à l'occasion du bicentenaire de son décès que Philippe Prudhomme, lui aussi océaniste éclairé, s'est attelé à cette première biographie complète. Un travail qui méritait d'être signalé et salué, car si Tahiti, aujourd'hui encore, a une image de marque unique dans le monde, c’est assurément d'abord et avant grâce à Louis-Antoine de Bougainville, image que, plus d'un siècle plus tard, le peinture Gauguin sur mettre en couleurs, et encore plus tard, le photographe Sylvain en clichés, eux aussi éternels...

Un gagnant de plus dans l'oublie
Grand mérite de ce livre, et non des moindres, compenser le déficit de notoriété de ce navigateur français, qui a pleinement réussi dans son entreprise alors que de son côté, La Pérouse a parfaitement échoué (à Vanikoro aux Salomon) mais est passé avec bien plus de force, à la postérité. Il est vrai que l'armée française célèbre ses d&faites (Bazeilles, Camerone...) avec une volupté masochiste et les sportifs leurs perdants (Poulidor)...
Bougainville lui, était un battant et un gagnant. Et le terme heureux de son expédition prouve, s'il en était besoin, qu'il sut gagner, non sans panache, mais avec modestie.

Bougainville : "un menteur et un imbécile"
Que l'on ne se méprenne pas, notre modeste plume ne se hasarderait pas à insulter la mémoire d'un Français reposant au Panthéon. Laissons parler le comte Louis-Antoine de Bougainville de lui-même, non sans humour : "Je suis voyageur et marin, c'est à dire : un menteur et un imbécile aux yeux de cette classe d'écrivains paresseux et superbes qui, dans les ombres de leur cabinet, philosophent à perte de vue sur le monde et ses habitants, et soumettent impérieusement la nature à leurs imaginations"

Le Mystère Bougainville
Par Philippe Prudhomme
En vente dans les bonnes librairies
Prix public conseillé : 2 500 Fcfp
Contact par le site internet de l’Association des amis de Bougainville : lesamisdebougainville.wifeo.com
e-mail de Philippe Prudhomme : philprud@gmail.com
Tel : 311 770

Tikimag du 01/09/2011 : Bicentenaire de la mort de l'explorateur français

C'est un livre passionnant qui vient d'être écrit et publié par Philippe Prudhomme, spécialiste de l'Océanie des "Lumières", par ailleurs fondateur de l'association des amis de Louis-Antoine de Bougainville. "Le Mystère Bougainville" est en effet la première biographie compète, entièrement consacrée à l’homme que fut Bougainville et non à ses seules explorations.

"Le Mystère Bougainville" 

Issue d'une famille bourgeoise anoblie, le jeune Bougainville, entre autres brillant mathématicien, comprendra vite que pour s'en sortir, il lui faudra se surpasser. Très érudit, maîtrisant parfaitement l'anglais (qui l'apprécieront d'autant), il n'a jamais été un colonisateur, seulement un explorateur.

La Nouvelle-Cythère

Lorsqu’il organisa son expédition autour du monde (1766-1769), il n'avait que des prétentions scientifiques. A son retour, une époque trouble, il parvint à passer à travers la monarchie agonisante, le Révolution, puis l'Empire avant de finir au Panthéon. C'est lui qui restitua les Malouines à la France et on retrouva se battant pour le Canada et puis pour l'indépendance des États-Unis.

Aimé de ses contemporains, admiré au XIXe siècle, il est aujourd'hui un peu tombé dans l'oubli et ce livre a pour premier objet de dépoussiérer quelque peu son image. En moins de six jours d'escale à Tahiti, on lui doit quand même la création du mythe de la Nouvelle-Cythère et du paradis terrestre, alors que son prédécesseur, Samuel Wallis y fit une escale bien plus meurtrière et sanglante. Un livre qui tombe à pic puisque l'on célèbre le 31 août le bicentenaire de sa mort survenue le 31 août 1811 à Paris.

Une fleur et un voyage

Deux motifs ont fait passer Bougainville à la postérité : le nom de baptême d'un arbuste découvert au Brésil, le bougainvillier (masculin), dont la fleur est la bougainvillée (féminin), appellations dues au botaniste Commerson, qui accompagna la navigateur dans son exploration.

L'autre raison de la célébrité de Bougainville est son livre, "Voyage autour du monde entrepris par la frégates La Boudeuse et la flûte L’Étoile de 1766 à1769", un ouvrage qui eut un succès considérable en plein Siècle des Lumières et qui, en quelque sorte, dans l'esprit du grand public aujourd'hui, authentifia le mythe du bon sauvage cher à Rousseau (alors que son récit en prend en réalité le contre-pied).

Mais "Louis-Antoine" ne se résume pas à une fleur, si belle soit-elle, et à une expédition, si glorieuse fut-elle. Sa vie pourrait faire l'objet d'un roman.

On ne va pas nous la raconter, juste vous suggérer de la découvrir au fil des pages de cet excellent ouvrage.

Ladepeche.pf du 01/09/2011 : Le mystère Bougainville enfin dévoilé


Pour le bicentenaire de sa disparition, Philippe Prudhomme publie

Franc-maçon, espion, amiral, scientifique, marin, explorateur, amiral, journaliste, avocat, diplomate, comte ; Louis-Antoine de Bougainville est décédé il y a deux cents ans, hier.

Philippe Prudhomme, professeur de français et d’histoire, a enseigné dans les différents pays traversés lors du tour du monde du premier circumnavigateur français. Il a choisi de rendre hommage à ce grand homme, à l’occasion du bicentenaire de sa disparition, le 31 août 1811. Il avait 82 ans, c’était âgé pour l’époque, surtout après une vie si trépidante. “Aujourd’hui, je célèbre le 200e anniversaire de sa mort et la boucle est bouclée avec ce livre dans lequel je consacre sa mémoire et la mienne”, déclare l’auteur.

Pourquoi, “le Mystère” ? “C’est un déficit de notoriété, beaucoup de bêtises ont été dites, apportant des confusions. Le mystère c’est surtout que l’on célèbre des rappeurs en France et que le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, ne m’a pas répondu depuis six mois - Philippe Prudhomme est président de l’association des Amis de Bougainville - pour commémorer la gloire de cet homme des lumières”, regrette-t-il. “On nous promène, tout comme le ministère de l’Outre-mer”.

“Cet homme a fait les sales besognes, ce n’était pas un noble d’épée (les militaires) mais un noble de robe (les notables)”, précise le président de l’association. “C’est un personnage fantastique, il est romanesque, il a eu un modèle d’existence”. En effet, ce voyage autour du monde a été le premier voyage scientifique mais aussi le premier voyage d’une femme autour du monde, Jeanne Barré (la maîtresse à bord du botaniste Commerson, déguisée en homme. Commerson a découvert la Bougainvillée dont il donna le nom en hommage à Louis-Antoine ; “une vraie affaire DSK, à l’époque” s’enflamme l’auteur), le premier voyage d’un Océanien en Europe (Ahutoru). “Il avait aussi l’intelligence du cœur” tient à préciser Philippe Prudhomme. “Il n’a connu qu’une détresse” dans sa vie précise Philippe Prudhomme, ému. Juste après la mort de son fils, noyé pour avoir fait le beau devant sa belle, Louis-Antoine, “effondré par le chagrin et la douleur”, s’est exclamé en pleurs : “c’est le plus grand malheur de ma vie ! J’ai navigué sur toutes les mers, j’ai fait le tour du monde, et mon fils s’est noyé dans un crachat”.

Si vous rêvez d’aventures, de grands espaces, de roman de cape et d’épée, ou d’ambiances “Pirate des Caraïbes” plongez dans “Le Mystère Bougainville”, biographie captivante d’un héros des temps modernes un peu oublié.

 

Tahitipresse du 01/09/2011 : Parution du livre "Le mystère Bougainville"

Philippe PRUDHOMME, "spécialiste de l'océanie des Lumières", qui a enseigné au Vanuatu, en Nouvelle Calédonie, à Wallis-et-Futuna, avant de terminer sa carrière à Tahiti, vient de faire publier "Le mystère Bougainville", un ouvrage consacré au célébre navigateur Louis-Antoine de Bougainville, qui vous emménera de la Cour de Versailles à Tahiti, en passant par le Canada. L'ouvrage est publié 200 ans, quasiment jour pour jour, arpès les funérailles nationales de Bougainville, le 7 septembre 1811, au Panthéon, à Paris. Une séance de dédicaces est prévue à la librairie Archipels, à Papeete, samedi 3 septembre, de 9h à midi.




 
 
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